Devenir nutritionniste : fiche métier et guide complet

devenir nutritionniste

Envie d’exercer une profession où le relationnel prend tout son sens ? Les métiers liés à l’alimentation et la santé offrent de multiples débouchés. Toutefois, après le bac, quelques années d’étude en médecine sont nécessaires pour devenir nutritionniste. Outre les connaissances intellectuelles acquises, une véritable faculté d’écoute est indispensable pour comprendre, analyser et cerner les besoins des patients. Un excellent diagnostic des troubles liés à la nutrition les aidera à se sentir mieux. 

Les missions et fonctions d’un nutritionniste

Devenir nutritionniste est parfois confondu à tort dans la compréhension populaire avec celui de diététicien. Les problèmes liés au poids, à l’obésité ou encore à l’amaigrissement nécessitent de consulter un spécialiste en alimentation. Faire un choix n’est pas évident lorsqu’on ignore les spécificités de chaque trouble. D’autant plus que ces deux corps de métier sont aptes à s’occuper de votre régime alimentaire.

Les principales différences se situent au niveau des qualifications et de la manière d’exercer. Il faut au minimum 8 années d’études de médecine pour devenir nutritionniste. Autrement dit, ce professionnel peut être considéré comme étant un médecin à part entière.

Le nutritionniste est un spécialiste qui effectue des diagnostics et traite tous les maux en lien avec la nutrition. Il peut s’agir du taux de cholestérol trop élevé des patients, de leur taux de diabète ou encore de leur obésité. D’autres complications liées à la nutrition font aussi partie de son champ d’intervention comme la boulimie, l’anorexie ou les intolérances alimentaires.

Les études à suivre pour devenir nutritionniste

Pour devenir nutritionniste, un baccalauréat scientifique est conseillé, mais pas nécessairement obligatoire. Afin de pouvoir prétendre à ce métier, il faut au moins 6 années d’études universitaires. Dans certaines spécialisations, le nutritionniste pourra être amené à suivre 8 d’années d’études ou plus, notamment dans une faculté de médecine. Considéré comme un praticien diplômé, il devra suivre un parcours dans une UFR ou Unité de Formation et de Recherches. Plusieurs universités françaises proposent ce cursus. Il est aussi possible de les intégrer via un concours PACES (première année commune aux études de santé). Une validation du PASS (parcours accès santé spécifique) peut être aussi nécessaire. 

Le DFGSM (diplôme de formation générale en sciences médicales) est la première certification à valider pour l’étudiant pendant son cursus universitaire. Ensuite, celui-ci devra obtenir le DFASM (diplôme de formation approfondie en sciences médicales). À l’issue de ces deux premiers diplômes universitaires, le futur nutritionniste suivra encore 3 années d’études pour décrocher le diplôme d’État de docteur en médecine. Le parcours peut être suivi d’un cycle en spécialisation « Endocrinologie-Diabète et Nutrition ». À la clé, vous obtiendrez un diplôme d’études spécialisées pour terminer le cursus complet.

À ce stade de la spécialisation, l’étudiant aura 2 choix. Le futur nutritionniste a la possibilité d’intégrer un internat d’endocrinologie-diabétologie-nutrition pour l’obtention du diplôme de praticien spécialiste. Il peut aussi s’inscrire pour un cycle supérieur, celui de doctorat en nutrition. Cette spécialisation aidera le futur nutritionniste à acquérir le savoir-faire et les connaissances utiles à l’exercice de la profession. Il bénéficiera également des enseignements théoriques et des stages pratiques dans des services de santé comme l’endocrinologie ou encore l’hépato-gastro-entérologie.

Quelle formation continue pour devenir nutritionniste ?

À ce jour, pour devenir nutritionniste, les études de médecine sont les seuls canaux universitaires pour y arriver. Il est donc impossible d’effectuer des formations parallèles pour devenir nutritionniste. Toutefois, vous pouvez envisager la reconversion professionnelle ou être en quête d’un nouvel emploi dans le secteur relatif à l’alimentation. Dans ce cas, vous exercerez sous une casquette différente. On parle entre autres, des intervenants en rééducation alimentaire, des coachs sportifs spécialisés en nutrition, des conseillers en alimentation ou des diététiciens.

Après quelques mois de formations ou deux années après un BTS diététique ou une certification de coach en nutrition, vous pouvez acquérir les compétences adéquates pour prodiguer des services et des conseils. Il faut préciser que ce ne sera pas en tant que nutritionniste. Selon votre localité, vous pouvez profiter du financement d’une formation nutritionniste avec France Formation CPF qui est prise en charge par l’État.

Les qualités et compétences pour devenir nutritionniste

Devenir nutritionniste implique de posséder de nombreuses aptitudes et qualités. Celles-ci peuvent être de nature relationnelle ou médicale. La patience et la pédagogie sont aussi deux vertus attendues chez un nutritionniste. En effet, ce professionnel est amené à prodiguer de nombreux conseils à ses patients. Sans patience et un minimum d’empathie, il sera difficile pour le malade de se confier entièrement au nutritionniste. Effectivement, il n’est pas toujours aisé d’exposer ses habitudes alimentaires si le patient en est conscient. Un certain complexe peut naître chez ce dernier, surtout s’il est en surpoids. Le sentiment de culpabilité et le manque d’investissement pour améliorer son état de santé peuvent être un blocage.

Toute l’expérience médicale du nutritionniste acquise pendant les années de formation universitaire doit contribuer à savoir apprécier chaque cas avec du tact. La caractéristique de chaque groupe d’aliments ou les maux relatifs à la nutrition ne doivent plus être un secret pour vous. Ainsi, vous devez connaître chaque effet des nutriments sur l’organisme et la santé.     

Le nutritionniste possède les capacités pour définir quel régime est le plus approprié pour tel ou tel souci nutritif. Cela peut s’agir de perte ou de prise de poids par exemple. À chaque demande, le nutritionniste propose une solution pour une alimentation équilibrée. 

Devenir nutritionniste requiert une certaine approche professionnelle avec les patients. Toute prise en charge médicale doit s’effectuer avec une méthode d’accompagnement souple et moins pesante pour le patient. De même, le diagnostic médical pour améliorer l’état de santé du malade doit être perçu par ce dernier comme une bonne nouvelle. En effet, prescrire un régime alimentaire sans prendre les dispositions d’approche nécessaires peut parfois être mal perçu par le patient. Demander à ce dernier de se priver de sel ou de sucre, par exemple, sera parfois indispensable pour son bien-être. Cependant, savoir prodiguer des conseils aura toute son importance. Ainsi, le nutritionniste ne devra pas hésiter à consulter des professionnels de santé pour s’enquérir de leur approche avec leurs patients.

En cabinet ou en hôpital, le nutritionniste s’occupe particulièrement des maladies en lien avec l’alimentation. Les cas les plus traités sont en lien avec les troubles digestifs, les problèmes de surpoids, les maladies cardiovasculaires, etc.Le nutritionniste possède aussi les compétences pour s’occuper de l’alimentation des patients atteints d’autres pathologies comme le cancer. Il commence par identifier la cause de la maladie et dès que le nutritionniste aura établi le diagnostic. Il prescrira au patient des médicaments, des analyses approfondies à faire ou des compléments alimentaires selon la situation du patient.

métier nutritionniste

Les perspectives d’évolution de carrière du nutritionniste

En décidant de devenir nutritionniste, les opportunités d’évolution professionnelle sont nombreuses. Vous pouvez mettre vos connaissances au service d’un centre de santé ou d’un service hospitalier. Vous avez aussi la possibilité, si les conditions sont réunies, de vous mettre à votre propre compte en devenant indépendant. Pour cela, vous devez ouvrir un cabinet et exercer comme libéral. 

Travailler pour le public et exercer à vos heures libres comme indépendant sont aussi envisageables. Vous pouvez également viser un poste dans la recherche dans un hôpital universitaire. Dans le secteur privé, il est possible de collaborer avec des sociétés exerçant dans l’alimentaire ou la pharmaceutique. 

La diversité des structures publiques ou privées avec lesquelles le nutritionniste peut collaborer lui offre l’occasion de travailler avec d’autres professionnels. Le professionnel doit prendre en compte le bien-être de son patient. Afin de lui prodiguer les meilleurs soins et une bonne assistance, le nutritionniste échangera constamment avec les autres professionnels de santé. Ces derniers peuvent être le médecin traitant du patient, un cardiologue, un néphrologue, etc.

Les industries alimentaires ainsi que les associations sportives et humanitaires pourront collaborer avec le nutritionniste. Les services de restauration demandent également parfois l’intervention d’un nutritionniste. En effet, ce dernier peut leur proposer des menus adaptés, variés et nutritifs aux consommateurs. C’est d’autant plus nécessaire si ceux-ci ont des problèmes d’obésité ou nécessitent un suivi alimentaire particulier. 

Le salaire du nutritionniste 

Si vous souhaitez devenir nutritionniste, la fourchette de salaire dans ce métier dépend de nombreux paramètres. Il faudra prendre en compte son statut, c’est-à-dire pour quelle entité il exerce. Il est possible de commencer sa carrière en tant qu’employé dans les organismes privés, salarié dans la fonction publique hospitalière ou comme indépendant. Toutefois, ce dernier dépendra également du statut que le nutritionniste aura choisi.

Le lieu d’activité est aussi à prendre en compte pour définir sa fourchette salariale. En effet, certaines localités ont plus besoin d’un nutritionniste que d’autres. De fait, les salaires proposés peuvent être différents. L’ancienneté et les années d’expérience auront aussi un impact sur le salaire attendu. 

La rémunération mensuelle moyenne brute d’un nutritionniste dès le début de sa carrière professionnelle se situe entre 1 900 et 2 000 euros. Cette somme peut évoluer très rapidement pour atteindre plus de 50 000 euros par an après plusieurs années d’expérience.

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